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La lettre du passé

Esperanza Martin est une jeune femme ordinaire. Elle vit seule dans  un studio à Paris 11e. Elle est employée polyvalente dans un fast food près du Panthéon, rue Soufflot. C'est une employée modèle et elle reçoit souvent le titre d'employée du mois mais pourtant personne ne l'admire ni ne l'envie. Ces collègues de travail auraient plutôt tendance à se moquer d'elle car Esperanza Martin a 40 ans et cela fait 20 ans qu'elle travaille dans le même fastfood. Elle sait que ses collègues, des étudiants dont la moyenne d'âge ne dépasse pas 20 ans, la méprisent pour son manque d'ambition et ne comprennent pas son attitude. Cela lui fait "ni chaud, ni froid" comme disait sa grand-mère, et elle ne leur dit pas qu'elle sait que plus de la moitié d'entre eux ne verront pas leurs rêves ambitieux se réaliser. A quoi bon? Ils ne la croiraient pas de toute façon. Esperanza Martin n'est pas d'une nature causante, elle pense peu et ne dit presque jamais rien. Son âme est emprisonnée depuis longtemps dans un douloureux silence.
Esperanza Martin lit son courrier de façon machinale. Cela fait bien longtemps qu'elle n'attend plus rien de la vie et qu'elle sait que sa boîte aux lettres ne contient que des factures et des publicités. Esperanza Martin n'a plus de famille et elle n'a pas d'amis. Ses amis de jeunesse ont réussi leurs études, ils ont un job qui paît bien, ils possèdent une maison, deux voitures, ils ont un conjoint, deux enfants et un chien. Ils n'ont plus rien à se dire, ils n'appartiennent même plus au même monde. Ce soir, cependant elle  trouve dans la boîte une lettre peu ordinaire qui émane de la poste. Cette lettre en contient une autre avec les excuses de la poste pour ne pas avoir pu l'acheminer il y a 20 ans.  Cette lettre du passé est une lettre du servive des concours des douanes, elle est datée du 6 juillet 1988. Esperanza Martin avait passé ce concours en mai 1988. Elle lit la lettre :
"  Mademoiselle,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que, contrairement au premier avis qui vous a été envoyé il y a 15 jours, vous avez été admise à l'école des douanes.
Veuillez donc vous présenter le plus tôt possible à la maison des douanes d'Angers pour valider votre inscription avec cette présente lettre qui vous sera demandée.
Veuillez nous excuser pour cette erreur intervenue dans le calcul des points et agréer l'assurance de notre considération.

Edmond Destino
Président du jury"

Esperanza Martin sent ses jambes trembler et elle s'effondre, plus qu'elle ne s'assoit, dans le grand fauteuil en velours rouge qui lui tend les bras. Elle est prise de vertige et se rememore cette période dramatique de sa vie où elle vit tous ses espoirs anéantis.
Elève studieuse mais timide et stressée elle avait échoué deux fois de suite aux épreuves du baccalauréat
malgré des résultats corrects tout au long de l'année. Passer un examen lui faisait perdre ses moyens. Son échec avait étonné ses enseignants et profondément déçu ses parents qui pensaient la voir devenir bibliothécaire ou enseignante, des métiers prestigieux pour eux qui étaient d'origine populaire. Le père était ouvrier aux usines Chausson de Boulogne Billancourt et la mère était femme de ménage. Aussi ce concours était pour elle un radeau, son ultime espoir dont l'échec avait été la clef du reste de sa vie, une nuit noire et obscure aux échos sans fond.
Pendant ces vingt années, Esperanza Martin n'avait pas été amoureuse. Elle n'avait plus jamais aimé depuis le départ de son premier amour. Il s'appelait Joe Roussillon, il avait dix ans de plus qu'elle, et elle se souvenait encore de son visage massif encadré de cheveux blonds foncés et éclairé par de magnifiques yeux bleu ciel. Il venait parfois lui rendre visite dans ses rêves et sa voix légèrement voilée la faisait encore tressaillir vingt ans après. Joe Roussillon était autrefois client du fast food où elle travaille encore. Il travaillait dans le quartier du Luxembourg et c'est ainsi qu'elle avait fait sa connaissance.
Ils déjeunaîent souvent ensemble en se promenant dans le jardin du Luxembourg, au menu sandwichs et tendresse. Parfois, elle le voyait aussi en soirée pour aller au cinéma, au restaurant ou à l'hôtel. Mais souvent il ne venait pas aux rendez-vous qu'il lui donnait, il ne décommendait pas et elle l'attendait en vain pendant plusieurs heures. C'est que Joe Roussillon n'était pas libre, il vivait avec une autre femme. Il disait à Esperanza qu'il allait quitter sa compagne pour partir avec elle vivre à Angers si elle avait son concours. Alors elle avait mis toute son énergie et tous ses espoirs d'avenir radieux dans ce concours. Quinze jours après qu'elle ait annoncé à Joe son échec il la quitta définitivement.
Esperanza Martin voulu mourir mais elle ne fit rien pour cela, elle tua simplement tout espoir en elle et tous ses rêves et elle n'aima plus ni les hommes, ni les femmes, ni les enfants, ni aucun être vivant. Elle s'installa dans cette vie non choisie et ce qui n'aurait du être qu'un job d'étudiante devint son métier dans une existance vaine aux émotions repliées en coquilles vides.
Esperanza Martin avait depuis longtemps abandonné toute ambition d'aucune sorte. Depuis Juillet 1988 elle ne croyait plus en rien. Elle n'avait pas essayé d'évoluer professionnellement et s'était arrangée pour ne plus jamais tomber amoureuse. Elle avait mené cette vie triste et routinière pendant dix ans avant de craquer. Ne supportant plus cette vie de parfaite fourmie, ne supportant plus la solitude qui se faisait de plus en plus pesante, elle avait décidé de rompre ses habitudes et s'était inscrite dans un club de rencontre pour donner une chance de survie à son coeur. C'est là qu'elle avait rencontré le douanier Jules Primero qui transforma définitivement sa vie. En discutant avec Jules Primero elle se rendit compte qu'il avait le genre de vie qu'elle aurait aimé avoir. Il participait à des enquêtes très intéressantes pour arrêter les traficants qui essayaient de faire passer les frontières à des produits illicites et illégaux : animaux protégés, drogues, produits de contrefaçon...De rendez-vous en rendez-vous, elle avait senti monter une haine terrible envers cet homme qui lui semblait se vanter alors qu'il essayait seulement de l'impressionner. L'idée de le tuer lui paru  un soir une évidence et c'est ce qu'elle fit au 4e rendez-vous qui avait eu lieu chez lui. Elle mit un somnifère dans son verre et l'étrangla avant qu'il ait sombré dans l'inconscience. Il se débati un peu et cela lui procura beaucoup de plaisir. Puis elle reprit avec joie sa petite vie routinière, la peur d'être prise faisant à nouveau battre son coeur. Elle avait trouvé le moyen pour ne plus souffrir de cette promesse non tenue par la vie et pour oublier la tristesse de l'humain qui a ouvert la boîte de Pandore désormais entièrement vide. A sa grande surprise, elle ne fut pas arrêtée et elle se réjouit aussi d'avoir été plus intelligente que la police.
Esperanza Martin se dit que cette lettre arrivait bien trop tard. Si elle était arrivée en temps et en heure, la vie ne lui aurait pas volé son destin : un métier passionnant et un homme amoureux à ses côtés. Si elle était arrivée il y a dix ans, elle ne serait pas devenue une tueuse en série. L'effet positif sur son moral du meurtre de Jules Primero avait duré près d'une année mais il avait fini par s'estomper et l'ennui était revenu s'installer. Elle avait aprécié ces instants où elle s'était à nouveau senti vivante. Elle avait donc recommencé et recommencé en perfectionnant à chaque fois son action, prenant davantage de précautions et éprouvant le plus de plaisir possible à trouver sa proie, à l'écouter parler avant de passer à l'acte. Elle ne laissait aucune trace. Les médias l'appelaient "le tueur de douaniers" car la police croyait avoir affaire à un homme. Elle ne tuait que des douaniers (hommes et femmes) mais comme elle variait les lieux, les modes de rencontre, les modes opératoires et qu'elle ne laissait jamais aucun indice, elle n'avait jamais été inquiétée. Cette course poursuite avec la police était devenue sa seule et unique raison de vivre. L'effet bienfaiteur de ces meurtres qui lui faisaient éprouver d'intenses sensations s'était cependant émoussé avec le temps. Il se passait de moins en moins de temps entre deux assassinats et ses crimes lui procuraient de moins en moins de plaisir. Aussi, elle était désormais obligée de tuer environ tous les deux mois et elle avait déjà assassiné 24 douaniers , dont 7 femmes.
Esperanza Martin sent couler sur sa joue une larme. Cela faisait vingt ans qu'elle n'avait pas pleuré. Elle se dit que, finallement, cette lettre n'est pas arrivée en vain. C'est le signe qu'elle attendait depuis quelques temps, le signe qu'il est temps de mettre fin à tout cela. Ces derniers temps, elle se sentait de plus en plus lasse et le meurtre était lui-même devenu une pesante routine. Elle se sent soulagée de savoir que la fin est proche. Il lui suffira de laisser désormais quelques traces, à chacun de ses meurtres, de façon à ce que la police trouve sa piste. Dans la nuit noire, l'espoir, enchâssé le rêve lointain, un peu de rien sur la souffrance, un peu de tout sur le silence.
Esperanza Martin sourit en imaginant la fin de son histoire. Elle prend son pistolet d'alarme qu'elle range habituelement dans un placard. Désormais il ne quittera plus la poche intérieure de sa veste, elle pourra ainsi faire semblant de résister le jour de son arrestation. Dans l'ersatz laissé par la danse volubile des silences, elle se prend à croire que demain, il se pourrait que le chemin s'arrête enfin. Celle lettre là lui a été envoyée par la mort, c'est une invitation pour qu'Esperanza Martin puisse enfin trouver le bonheur éternel.



Lettre folle

Monsieur Noël X.,

Monsieur Noël, que hier encore j'appelais affectueusement mon Nono, mon pépère, je vous écris aujourd'hui sur les conseils de mon avocat Maître Vergès afin de vous demander de bien vouloir retirer la plainte que vous avez déposé contre moi auprès de la BSCD, Brigade Spéciale de Défense des Chats et qui m'a valu d'être convoquée dans les locaux de la brigade 4 rue des Félins paris 7e, le Vendredi 12 Septembre. Je ne vous cacherai pas que j'ai été très surprise en entendant le lieutenant Gato me lire le contenu de cette plainte dans laquelle vous m'accusez d'abandon et de maltraitance.
Si j'ai bien compris vous me reprochez de découcher deux nuits par semaine, de ne plus vous donner de pâtés (mais des croquettes), de ne pas être assez partageuse quand je mange de la viande, de vous empêcher de vous servir directement dans le réfrigérateur, de ne pas me lever tous les jours à 7 heures (week end et vacances comprises) pour vous servir votre petit-déjeuner, de ne vous donner des croquettes que trois fois par jour, de ne pas vous laisser chiquer du tabac et de vous emmener une ou deux fois par an chez un homme en blouse blanche qui vous fait subir les pires outrages.
Vous menacez de me traîner devant la justice pour obtenir réparation et en attendant vous avez fait vos bagages et vous êtes allé chez votre grand-mère qui vous offre nourriturre et câlins à volonté à toute heure du jour et de la nuit. En souvenir de notre entente passée, j'aimerais que nous puissions régler ce litige à l'amiable et vous demande de vous présenter chez M. Conciliant, médiateur de la République, spécialisé dans les litiges opposant des humains à des chats, le Samedi 11 Octobre à 10h00, rue du chat qui fume, à Palaiseau. J'espère que la raison saura l'emporter sur les émotions et que nous pourrons retrouver le respect et la tendresse qui faisait le secret de notre duo.
Je vous pris de croire, cher Nono, à l'assurance de ma considération la plus vive.

Enriqueta


Lettre de rupture

Lui :

« Chère Esperanza,

Je ne sais par quoi commencer. Pardon ? Mais j’ai peur que vous ne l’interprétiez mal. Pardon pour les moments où je me suis mal comporté. Nous avons osé commencer cette aventure, malgré la distance géographique, malgré nos responsabilités. A côté de notre devoir de mère et de père, chacun de son côté, à côté des plaisirs et des moments de bonheur que chacun de nous partage avec son enfant, nous avions besoin d’autre chose. Mais le temps est venu de nous séparer. Notre relation était simple et sincère, nous l’avons voulu ensemble, nous avons partagé des moments de bonheur, de désir et de plaisir ensemble. Mais dans la vie il y a aussi l’éducation, la société et les caractères des uns et des autres. Combien nous avons besoin de toutes ces choses pour tracer notre chemin. Cette rupture nous fera de la peine, à chacun, sauf que nous la vivrons différemment, chacun la supportera à sa façon. Pardon aussi pour cette souffrance là, même si je la partage avec vous. J’ai du respect pour la femme que j’ai connu, de l’admiration pour votre capacité et votre efficacité dans le travail, de la reconnaissance pour votre culture et votre sérieux, de l’affection pour la femme que j’ai aimé et désiré. Votre part en moi est toujours là et elle le restera. Prenez soin de vous. »

                                                                                              Aimé

 

Elle :

« Cher Aimé,

J’avais fait un rêve, un homme à mes côtés, une épaule sur laquelle pleurer, une main dans la mienne, un regard bienveillant, un ami, un amant mais mon rêve s’est envolé quand ce geste vous a échappé et que vous m’avez abandonné à mon désarroi. Je vous avais donné mon cœur et vous l’avez piétiné, je vous avais donné mon corps et vous l’avez méprisé, je me suis donné totalement à vous et vous m’avez mal jugée pour cela. Vous n’êtes pas digne du don que je vous avais fait. Celui qui juge sera jugé à son tour. Si seulement une de mes larmes avait pu toucher votre cœur, vous auriez su à quel point je vous aimais. J’ai de la peine pour vous, mon amour, mais le temps refermera ma blessure et effacera votre nom. Et je me fais la promesse, devant Dieu, de me bâtir une vie heureuse, loin de vous. »

                                                        Esperanza





Lettre au syndicat des héros

Monsieur le directeur,

Je suis Mme Marie-Noëlie NOEL domiciliée au Pôle Nord, sur le territoire de Nunavuk. Je vous écris pour solliciter votre soutien dans le litige qui m’oppose à M. Pierre NOEL, mon époux. Cela fait 120 ans que je travaille pour mon époux sans qu’il ne m’ait jamais fait la moindre fiche de salaire. Or, aujourd’hui je souhaite quitter mon employeur d’époux et prendre ma retraite mais M. Pierre NOEL refuse de me faire le moindre papier pour déclarer ces 120 ans de travail. Je compte donc sur vous pour faire entendre raison à cet esclavagiste.

J’en profite aussi pour attirer votre attention sur le manque de reconnaissance global dont je souffre depuis 120 ans. En effet, peu de gens croient que j’existe et quand on parle de « la mère Noël » c’est davantage pour se moquer de moi que pour me louer. Quand on pense à moi, c’est toujours comme l’ombre de mon mari et pas comme à une personne indépendante. Une autre fausse idée répandue, le fait que nous ne travaillerions, mon époux et moi qu’un jour par an, car les humains pensent en fonction de leur espace-temps. Depuis le temps, quelqu’un aurait pu leur expliquer que, vivant dans un autre espace temps, deux jours chez eux (le 24 et le 25 décembre) équivaut à 365 jours chez nous. Ceci expliquant que nous avons le temps de fabriquer les jouets et de les distribuer. Depuis 120 ans c’est moi qui suis la responsable de notre fabrique de jouets où je supervise le travail des elfes pendant que M. NOEL est parti aux quatre coins du monde pour trouver les matériaux nécessaires à la fabrication des jouets, ce qui l’occupe une moitié de l’année, l’autre moitié étant occupée par la distribution des paquets, dans les maisons du monde occidental. Les déplacements perpétuels de mon époux expliquent d’ailleurs que notre couple n’ait pas tenu et que j’en sois venue à demander le divorce. Cela fait 120 ans que je vis avec un courant d’air, je suis toujours toute seule, ce n’est pas vivable.

J’attends votre soutien afin d’obtenir une bonne retraite. Je suis encore jeune puisque je n’ai que 140 ans et j’ai de nombreux projets de voyages, moi qui n’ais jamais quitté Nunavuk. Depuis le temps que M. NOEL me raconte à quoi ressemble la planète, j’ai bien envie de m’en rendre compte par moi même. Je vous prierai de m’envoyer désormais votre courrier à l’adresse suivante :

Maison du Père Fouettard, Pôle Sud, terre Adélie.

J’en profite pour vous annoncer que, dés que mon divorce sera prononcé, je m’appellerai Mme Fouettard car je vais épouser Hadès Fouettard en seconde noces. Cela fait plusieurs années que je connais ce Monsieur qui me rend souvent visite en l’absence de mon époux. En effet, depuis que les enfants occidentaux sont devenus des petits rois gâtés-pourris, Hadès a beaucoup moins de travail. Nous vivons malheureusement à une époque où les parents courageux ne peuvent même plus fouetter leur enfant ou l’enfermer quelques heures dans un placard sombre sans se retrouver en prison. Hadès s’ennuyait, je me sentais seule, nous nous sommes réconfortés l’un l’autre.

Je compte sur vous, Monsieur le Directeur, pour soutenir ma demande de retraite et accélérer le plus possible le premier versement car nous projetons de partir en voyage de noce en Inde, un merveilleux pays où on peut impunément fouetter les enfants sans problème.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’assurance de ma considération.

 

                                               Marie-Noëlie NOEL





Lettre de haine

Pauline,

Le monde ne s'arrêtera pas de tourner parce que tu n'as plus envie de continuer sur le chemin de la vie avec moi... Qui a fait tous les efforts ? J'ai fait ma part du marché et je ne me suis plaint à personne...Les heures passées à faire du bricolage chez toi, idem...Oui, je suis venue te chercher, je t’ai choisie pour un projet de vie commune qui me tenait à cœur. Je voulais réaliser tous mes rêves. Tu peux partir, qui t'en empêche, qu'as-tu à me prouver ?
Tu parles de flatter mon égo de macho,  mais tu te trompes de cible, ma belle. Mon égo n'est pas au même endroit que le tien, et surtout pas pour nourrir le tien Pauline, puisqu'il faut bien que les choses soient dites. Garde tes plaintes à répétition pour noyer la liberté des autres, garde tes passions tape à l'œil et tes larmes qui coulent dès que l'on se permet de dire ce que l'on pense...
Pauline tu t'es servi de ton blog  pour me diffamer tout en révélant notre vie privée et c'est moi le méchant, celui qui te fait fuir... Tu te sens attaquée, tu te défends et moi je dois cautionner, tu vas même jusqu'à menacer de porter plainte pour une simple critique... Oui je t’efface de ma vie, non pas pour protéger mon égo mais pour me protéger de tes magouilles avec seulement l'envie de te remettre à ta place. J'ai aussi effacé tous nos souvenirs.
Mais ça n'a pas servi, ce matin tu remets ça... Il faut faire le bilan, on reparle du passé alors que  les problèmes étaient réglés... Encore des sous-entendus... Bien sûr tu es la victime, tu n'es là que comme une « mère Térésa »... Alors voila, j'ai vidé mon sac... Fait ce que tu veux, pense ce que tu veux de moi, mais désormais tu sais aussi ce que je pense.
Si tu veux recommencer tes menaces de porter plainte, Pauline, fais le, je viens d'apporter plein d'eau à ton moulin, mais dépêche-toi, j'ai un cancer généralisé et moins de trois mois à vivre...
Ne me réponds pas, je n'ouvrirai plus tes mails, oublie mon téléphone, oublie moi, je n'ai pas envie de perdre du temps avec toi.

 


Isidore

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Isidore,

 

 

Je me rends compte en lisant ton mail à quel point tu m’as aimé. Je me rends compte aussi à quel point j’ai du te décevoir et te faire souffrir. Je le regrette mais n’attends pas de moi que je m’excuse pour avoir été moi-même.

 

Oui, tu es venu me chercher alors que je ne demandais rien et oui, j’ai fait beaucoup d’efforts pour m’intégrer à ta vie. Je ne dis pas que tu n’as pas également fait quelques efforts, mais toi, tu n’as jamais essayé d’intégrer mon monde. Tu t’es moqué de mes passions et de mes luttes, allant même jusqu’à me surnommer Don Quichotte. Tu as méprisé ma sensibilité.

 

Je ne t’ai pas invité à venir planer comme un vampire sur mon blog, comme si tu y étais chez toi. Je ne t’ai pas invité à venir y déposer tous les jours des commentaires longs et glauques. Peu à peu tu y es devenu omniprésent et tu as commencé à rendre visite à tous mes contacts et à leur laisser des commentaires bizaroïdes et agressifs, surtout quand il s’agissait du blog d’un homme. Tu as envahis mon univers et tu a voulu régenter ce que j’écrivais, niant ma liberté et mon travail de créatrice.

 

Je ne veux pas effacer nos souvenirs : les bons me serviront à me réchauffer le cœur pendant mon hiver, les mauvais me feront savourer ma liberté retrouvée. Je pense de toi que tu dois beaucoup souffrir pour écrire de telles méchancetés. Ton dernier commentaire sur mon blog m’a fait pleurer pendant une heure aussi j’ai abandonné cette idée de rester amie avec toi. Je ne cèderai pas à ton chantage affectif et à ton mensonge concernant ta santé. Dans trois mois tu seras toujours vivant mais moi je ne serai pas là pour le voir car l’homme que j’aimais n’existe plus que dans mon souvenir.

 

Je te souhaite malgré tout un beau chemin de vie sur lequel tu trouveras j’espère l’amour que chacun mérite. J’espère que cette femme là saura toucher ton cœur au point de te transformer et de te faire abandonner cette haine et cette violence que tu as reçu en héritage. Ne compte plus sur moi pour te faire la guerre, laisse-moi tranquille pour que je puisse garder une belle image de ces années passées à tes côtés.

 

 

Pauline

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