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Le train de 16h16 (deuxième version)

Lundi 6 Avril 2009
Emilie Lesage rentre chez elle comme tous les soirs à 18h30. Avant de prendre l'ascenseur elle ouvre sa boîte à lettres, la n° 39. Elle y prend son courrier, 3 enveloppes et son magazine "Psychologies". Elle ouvre la première lettre qui vient de sa soeur Lucille qui vit à Amiens; elle la lit en montant au 13e étage où se trouve son deux pièces. Elle entre chez elle, enlève ses chaussures et sa veste, pose son sac à main et ouvre la deuxième lettre, une facture de téléphone, puis la troisième. Cette lettre contient un billet de train mais aucun mot ne l'accompagne. Ce billet est pour le 16 Avril, dans dix jours, départ de Paris gare de Lyon pour Nantes. Elle regarde l'enveloppe attentivement, elle n'a pas été postée, elle ne porte aucun nom mais le numéro de sa boîte à lettres figure dessus sauf que le numéro 39 est mal écris  et qu'on pourrait aussi bien lire le numéro 33. Elle décide donc de déposer la lettre dans la boîte n°33 le lendemain matin en allant au travail. Elle travaille à la médiathèque de sa ville, Juvisy sur Orge.
Mardi 7 Avril 2009
Emilie Lesage ouvre à nouveau sa boîte à lettres en rentrant du travail et y découvre la même enveloppe que la veille, ce qui ne manque pas de la contrarier et de l'énerver. Emilie Lesage n'est pas très patiente et elle n'aime pas les questions sans réponses. Elle décide de mettre la lettre sur le rebord en haut des boîtes à lettres mais auparavent elle raye le chiffre sur l'enveloppe pour qu'on ne la remette pas dans sa boîte.
Mercredi 8 Avril 2009
Emilie Lesage découvre à nouveau ladite enveloppe dans sa boîte et ne peut s'empêcher de pousser un cri de colère et de s'écrier : "mais ça n'est pas possible!" ce qui atire l'attention de l'une de ses voisines qui entrait alors dans le hall. Cette voisine, Alice Fleurange, lui demande ce qui se passe et Emilie, d'ordinaire peu loquace, lui raconte l'histoire de la lettre pendant qu'elles prennent l'ascenseur. alice est fort intriguée et lui conseille de prendre ce train pour voir ce qu'il en est. Il se trouve qu'EZmilie ne travaille pas ce Jeudi, certaines semaines elle travaille le Samedi et on lui donne en compensation un autre jour de la semaine. Emilie passe la soirée à retourner cette idée dans sa tête mais bien qu'Alice lui ait dit qu'elle ne risquait rien dans un lieu public, cette idée lui fait peur et elle passe une mauvaise nuit, dormant mal, se réveillant plusieurs fois. Au matin elle décide de se débarasser de l'enveloppe en la mettant dans la boîte de l'AGEC, la société qui gère l'immeuble.
Jeudi 9 Avril 2009
Ce n'est pas sans apréhension qu'Emilie Lesage ouvre sa boîte à lettres, soulagée de n'y rien trouver à part quelques publicités. Vers 19H30 on sonne à la porte, c'est sa voisine Alice qui tient dans sa main le billet de train. Elle lui dit qu'elle a trouvé l'enveloppe en haut des boîtes à lettres et essaie de la convaincre que le destin veut qu'elle prenne ce train mais Emilie a beaucoup trop peur alors Alice a une autre idée. Elle lui propose d'aller le lendemain à la gare pour échanger ce billet contre un autre, pour une place dans le même wagon et d'enquêter. Elle est persuadée qu'un homme  aura la place voisine de ce billet, elle est sûre que c'est une histoire d'amour.
Vendredi 10 Avril 2009
Emilie et Alice vont dîner au restaurant. Alice a réussi à échanger le billet et elle a prit deux jours de congé pour passer le week end à Nantes où habite une de ses amies. Ele aurait voulu qu'Emilie vienne avec elle mais elle a trop peur à l'idée que cet homme puisse la voir dans le train.
Jeudi 16 Avril 2009
Emilie accompagne Alice à la gare de Lyon et lui fait mille et une recommendations, mais elle ne va pas sur le quai par peur d'être vu par l' "inconnu".  Elle rentre ensuite chez elle et attend avec angoisse le coup de fil d'Alice qui l'appelle vers 19h30. Alice lui raconte ce dont elle a été témoin , elle est  très excitée par cette aventure : entre Paris et Le Mans la place est restée inoccupée mais la place voisine était occupée par un homme très beau, grand, des cheveux noirs et des yeux sombres. Elle était décidée à aller s'"installer à côté de lui pour engager la conversation mais une femme est montée en gare du mans pour s'installer à cette place. Comme Alice n'était pas très loin elle put entendre toute la conversation entre ces deux personnes. Il s'avéra que ces deux là se connaissaient, ils avainet fait leurs études ensemble à l'université puis ils s'étaient perdu de vue. La femme, qui s'appelait Katrina était séparée de son mari depuis 3 ans et l'homme, qui s'appelait Renan, était divorcé depuis 1 an. Ils descendirent du train à Nantes, ville où ils vivaient tous les deux, avec l'intention de se revoir et d'aller au restaurant prochainement. Alice était heureuse d'avoir visiblement fait le bonheur d'un couple. D'après elle, Emilie et elle avaient été de véritables cupidons.
Mercredi 6 Mai 2009
Emilie Lesage rentre chez elle à 18h30. Elle se dépêche car elle va au cinéma à 19h00 avec son amie Alice. Avant de prendre l'ascenseur elle ouvre sa boîte à lettres. Elle y prend son courrier, 2 enveloppes et son magazine "Psychologies". Elle ouvre la première lettre et copnstate que c'est une facture EDF puis elle ouvre la deuxième lettre. Cette lettre contient un billet de train mais aucun mot ne l'accompagne. Ce billet est pour le Samedi 16 Mai, départ de Paris gare de Lyon pour Lyon Perrache.
                                                                                                                FIN (?)

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Le train de 16h16 (Première version)


« En triant mon courrier j’aperçu cette enveloppe beige qui attira mon attention parmi les factures et publicités habituelles. Mon nom Francesca Groult y était inscrit à l’encre violette et elle ne portait aucun cachet d’oblitération. Je la retournais, il n’y avait aucune indication au dos. Je m’installais dans mon vieux fauteuil de cuir bordeaux, dans le salon, pour la lire  car mon intuition me disait que ce n’était pas une enveloppe comme une autre. Ce que je découvris à l’intérieur me jetta dans la plus grande perplexité, un billet de train Paris–Le Mans daté du lendemain, le Vendredi 16 Mars pour le TGV de 16h16 avec réservation en 1ère classe, voiture 2, place 61. Mais qui pouvait m’avoir envoyé ce billet ? Aucune lettre ne l’accompagnait.

Je me perdais en conjonctures…mais pour quelle raison m’avait-on envoyé ce billet ? Et surtout qui ? Cette personne devait savoir que je ne travaille pas le Vendredi et que ce week end je n’ai pas mon fils Daniel, qui est parti tout à l’heure avec son père, mon ex-mari à un mariage à Carcassonne. Ne trouvant aucun élément de réponse sur cette enveloppe et me rendant compte qu’il était déjà 19h00 je décidais de poser ce billet et de prendre une bonne douche pour me détendre. Après un  repas réconfortant je passais la soirée à joindre les personnes de ma connaissance susceptibles de m’avoir envoyé ce billet. Mais ce n’était aucune d’entre elles. J’en parlais plus d’une heure avec mon amie Katarina échafaudant les scénaris les plus farfelus dont certains nous firent pouffer de rire comme deux adolescentes.

Elle me conseilla d’y aller, me disant que dans un train je ne risquais pas grand chose mais elle me conseilla de m’acheter un billet pour le retour et me fit promettre de ne suivre aucun inconnu. Son argument principal était : la vie est courte ; amuses-toi, on ne sait jamais, c’est peut-être ton « prince charmant » qui sera au rendez-vous. Je passais le reste de la soirée sur internet et me couchais très tard vers une heure du matin. Ma nuit fut agitée et peuplée de cauchemars plus terribles les uns que les autres, dans l’un d’entre eux je me faisais assassiner comme dans un Agatha Christie, dans un autre le train déraillait…Je me levais vers 9h00 avec la ferme intention de ne pas y aller et de passer le week end « cocooning » dont je rêvais depuis longtemps. Mais au cours de la journée la voix intérieure de la Francesca folle se réveilla et arriva à couvrir celle de la Francesca sage me convainquant qu’un peu d’aventure ne ferait pas de mal à ma petite vie « métro-boulot-dodo ». Comme me le répétait en boucle Katarina « ce n’est pas en restant chez toi que tu vas rencontrer l’homme de ta vie ». je me préparais donc en vitesse car il était déjà 15h00, j’enfilais quelques affaires dans un sac à dos en pensant à l’éventualité de ne pas dormir chez moi et courait prendre le métro. Je failli rater le train car le métro s’arrêta 15 minutes entre deux stations, le métro précédent ayant un voyageur malade. Pendant ce temps là je m’angoissais, j’avais peur de rater le train mais je me demandais également si ce n’était pas un signe du destin pour me dissuader d’y aller ; Je pris quand même la décision de poursuivre et arrivais dans la gare en face des quais à 16h12 ! un coup d’oeil sur le panneau des trains au départ et je montais dans le premier wagon du  train. Il me fallut traverser de nombreux wagons avant d’arriver dans la voiture 2. Pendant que je reprenais mon souffle le train démarra, je regardais ma montre, il était 16h22. Ce train avait « fait un effort pour m’attendre »…signe du destin ? Et c’est le cœur battant à tout rompre que je me dirigeais vers la place 61 qui était à l’autre extrémité du wagon qui n’était qu’à moitié rempli…

Je m’y installais non sans avoir remarqué, à ma plus grande déception, que le siège voisin était occupé, non pas par le bel homme de mes rêves mais par une femme brune  d’une cinquantaine d’année que je ne connaissais pas. J’étais très déçue ! Personne de ma connaissance…personne non plus ne m’avait interpellé ou ne semblait m‘attendre…Prise d’une impulsion soudaine j’engageais la conversation avec ma voisine et me mis à leur raconter mon histoire (d’habitude je suis assez réservée mais là, j’avais vraiment besoin de parler à quelqu’un). Mon histoire la passionna et elle essaya de m’aider à trouver des explications possibles. Elle pensait que quelqu’un allait peut-être m’attendre sur le quai à destination et me demanda où j’allais. Quand je lui dis que le billet était pour Le Mans elle m’apprit, à mon grand désarroi, que je n’étais pas dans le bon train et que ce train là allait à Tours. Je fus alors à la fois soulagée et déçue, soulagée de comprendre pourquoi personne ne m’attendait et déçue de m’être trompé. Je ne saurais probablement jamais qui m’attendait dans l’autre train. En poursuivant la discussion elle me suggéra que le but était peut-être simplement de m’éloigner de mon domicile pour « libérer » mon appartement et me conseilla de téléphoner à la gardienne, ce que je fîs.  J’appelais Madame Krosky et lui demandais d’entrer chez moi, sous prétexte d’avoir oublié mon fer à repasser allumé, lui promettant de la dédommager. Ma voisine m’appris qu’elle s’appelait  Aimée Fortuna et qu’elle dirigeait un collège privé dans les environs de Tours. Le hasard ne pouvait pas mieux tomber puisque je suis enseignante. Je lui racontais que j’avais  demandé ma mutation car je voulais quitter Paris que je trouvais trop bruyant, stressant et pollué. J’enseigne l’espagnol et elle cherchait justement un nouveau professeur d’espagnol pour remplacer un professeur partant en retraite. Elle me proposa alors de me faire visiter son collège et entrepris de me convaincre de venir travailler chez elle. Je ne fus pas longue à convaincre, Aimée Fortuna  étant vraiment très sympathique , de plus nous avions de nombreux points communs. Ce petit collège, dont le bâtiment central était un ancien château me séduisit tout de suite, il était situé dans un parc à 30 minutes en voiture du centre de Tours. Ce fut un véritable coup de foudre. Elle enregistra ma candidature en me disant que je serais prioritaire dans sa liste. Et elle me raccompagna  à la gare pour que je puisse rentrer chez moi par le train de 19h59.

Vers 22h00 j’étais chez moi, constatant de visu l’absence de tout cambriolage. Je n’en revenais pas ! J’appelais tout de suite Katarina pour lui raconter la suite de l’histoire puis j’allais me coucher…épuisée mais heureuse. Les jours suivants je repensais à la personne qui  m’avait peut-être attendu dans ce train sans me voir venir, j’aurais bien aimé savoir qui c’était…Ce mystère m’intriguait. Aussi, mon cœur sembla battre plus fort quand, le Mardi suivant je trouvais une enveloppe beige oblitérée portant le cachet du Mans. J’allais la lire dans ma chambre pour que mon fils Daniel  ne puisse pas gêner ma lecture mais il semblait lui même très absorbé par ses conversations MSN. Cette fois-ci il s’agissait d’une lettre qui disait ceci :

« Chère ex-voisine,

Je m’appelle Louis, nous avons été voisin pendant 5 ans et pendant ces cinq années nous nous sommes salué presque tous les jours sans jamais vraiment engager la conversation. Ce qui ne m’a pas empêché, au fil du temps, de beaucoup m’intéresser à vous au point de me sentir amoureux. Ayant déménagé il y a 15 jours pour la ville du Mans, j’ai « tenté le tout pour le tout » en vous invitant pour vous déclarer mon amour. Mais je voulais être sûr que vous étiez celle que le destin m’envoyait, voilà pourquoi j’ai eu recours à ce subterfuge. Malheureusement vous n’êtes pas une aventurière et vous ne croyez pas au destin. Ce n’est donc pas avec vous que je parcourrais le globe à la recherche du bonheur.

Je vous souhaite d’être heureuse,

                                                                                              Louis Chalan »

Au fur et à mesure de ma lecture je me souvenais de ce voisin discret, un bel homme brun au regard bleu et doux, avec lequel je n’avais pas échangé trois mots en dehors des habituels : « bonjour, bonsoir, il fait frais pour la saison, c’est agréable le retour du soleil » et autres conversations d’ascenseur. Je souhaitais vivement lui répondre mais il n’avait pas laissé d’adresse. J’eus alors l’idée de demander sa nouvelle adresse à la gardienne qui me la donna volontiers (cela me coûta à nouveau 20 euros comme lorsqu’elle s’était déplacé chez moi).

Je pus donc lui répondre la lettre suivante :

« Cher ex-voisin,

Sachez que j’ai voulu prendre votre train mais je me suis trompée de quai, me retrouvant dans un autre train. J’étais déçue et triste de ne pas savoir qui m’attendais dans ce train là. Aussi, je vous remercie pour cette lettre qui m’éclaire et qui m’a rendue une joie sans nuage. En effet grâce à mon erreur j’ai trouvé le travail de mes rêves et grâce à votre lettre j’ai compris que nous n’aurions pas pu nous entendre car vous êtes trop timide, trop rêveur et vous faites trop confiance au destin. Quand on aime ou que l’on croit aimer quelqu’un, on fonce, on ne laisse pas les autres, le hasard ou le destin décider à sa place. Moi aussi je crois au destin (cette histoire en est la preuve) mais j’ai aussi les pieds sur terre et je pense que le destin a souvent besoin qu’on lui donne un petit coup de pouce. Je vous souhaite également d’être heureu,

                                                                                  Francesca Groult

Je n’eus plus jamais de nouvelles de Louis mais quatre mois plus tard j’enménageais dans ma nouvelle vie à Tours et je ne l’ai jamais regretté. 

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La légende du blog hanté  

On dit que dans le cyberespace il existe un blog hanté qui apporte les réponses aux questions les plus vitales des êtres humains. Les rumeurs les plus folles circulent à propos de ce blog perdu. Certains pensent qu’il est l’œuvre d’une puissance maléfique qui s’emparerait ainsi des esprits humains pour les faire sombrer dans la démence. D’autres voient en lui un nouvel Eldorado et se sont lancé à sa recherche comme on cherche le Graal, abandonnant tout lien avec la réalité. C’est une histoire que les blogueurs se racontent le soir en chuchotant sur leurs claviers…Beaucoup croient que ce n’est qu’une légende car ils ne l’ont jamais lu mais moi, je sais qu’il existe vraiment.

C’était une nuit de grand désespoir, il était minuit et je naviguais de blog en blog sans trouver aucun texte, aucun mot qui m’apporte du réconfort mais je continuais ma quête obstinément comme hypnotisée par le petit écran. Je zappais d’un blog à l’autre en me servant des listes de recommandations si bien qu’à un moment je ne savais même plus quel blog j’étais en train de lire quand soudain, il m’apparut. Tout de suite ce blog happa mon esprit dont je lu la dernière note, je ne saurais vous dire ce qu’elle disait mais je crois me souvenire que les mots s’écrivaient au fur et à mesure que je les lisaient. Je ne saurais vous dire si la lecture fut longue ou courte car je perdis la notion du temps. Mais je n’oublie pas l’effet que ces mots eurent sur moi, je les sentais traverser mon cœur, imprégner mon âme, se diffuser dans l’ensemble de mon corps. Je perdis aussi la notion de l’espace, je n’étais plus un corps humain mais un élément de l’univers, une partie d’un grand Tout, je ressentais une plénitude jamais rencontrée, dépassant toutes les expériences spirituelles que j’avais pu vivre, bien plus intense que tous les orgasmes que j’avais pu ressentir. J’étais dans un lieu où il n’y avait ni temps, ni espace…

J’ouvris les yeux comme sortant d’un long sommeil, j’étais toujours assise face à mon ordinateur qui s’était mis en veille, je le rallumais impatiente de retourner sur ce blog mais ma déception fut grande quand je vis qu’il s’ouvrait sur mon blog! Je décidais alors de recourir à l’historique pour le retrouver mais j’eu beau cliquer sur tous les blogs répertoriés je ne le retrouvais pas. Le jour se levait quand, épuisée je finis par renoncer et aller me coucher. Dans les jours qui suivirent je continuais ma quête à la recherche du blog perdu, en vain. Je finis par renoncer définitivement et je n’en parlais à personne de peur que l’on me prenne pour une folle.

Il me reste encore le souvenir de cette expérience exceptionnelle et des sensations alors éprouvées même si elles s’estompent avec le temps. Je sais que la lecture de ce blog m’a sauvé la vie et donné la force de trouver une nouvelle impulsion. Ce que j’ai lu cette nuit là a été la réponse qu’il me fallait à la question que je me posais alors.

Je sais que d’autres blogueurs ont fait également cette expérience, certains pensent même que ce blog est celui de Dieu…Tout ce que je sais c’est que si une autre nuit j’ai besoin de lui, le hasard (?) ou le destin (?) me guidera jusqu’à lui. Vous qui lisez mon témoignage et qui restez sceptiques, peut-être qu’un jour vous vous retrouverez aussi sur le mystérieux blog magique qui hante le cyberespace…Pensez-y!


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Le mail anonyme

Francesca était heureuse de rentrer chez elle après ces quinze jours fabuleux passés en vacances, à Saint-Georges de Didonne. Elle était très contente de retrouver sa petite maison de Vouvray qu’elle occupait depuis deux ans avec son fils Daniel. Elle aimait beaucoup sa nouvelle vie tourangeonne qui lui avait été offerte par un étrange signe du destin :

(histoire « le train de 16 h16 » ).

Elle se prit une bonne douche pour se détendre du voyage en train et se dynamiser pour la longue journée qui l’attendait : il fallait qu’elle ouvre tout son courrier, qu’elle fasse quelques démarches administratives et puis qu’elle fasse les courses car elle n’aurait pas le temps le lendemain puisque c’était son anniversaire et qu’elle partait deux jours avec des amis pour faire la fête. Puis le 1er Septembre elle devait aller récupérer son fils qui était en vacances chez sa mère en région parisienne, le temps de faire l’aller-retour et ce serait déjà le Lundi 3 Septembre jour de la rentrée scolaire dans son collège où elle enseignait l’espagnol. Après avoir ouvert tout son courrier, constitué de factures, de publicités et de quelques cartes postales de collègues, elle décida d’ouvrir sa messagerie pour lire ses mails, cela lui prit du temps car elle en avait une trentaine. Elle y trouva des messages de ses trois frères et de plusieurs amis, mais l’un d’eux attira son attention, il émanait d’un certain Destino et son contenu lui apporta une grande surprise, il disait :

« Bonjour,

Si tu crois au destin et si tu veux mettre un peu de sel dans ta vie, briser la routine, connecte-toi le Jeudi 13 Septembre 2007 à 21h00 sur le site suivant :

http://misterio13.over-blog.com

Et que l’aventure commence… » 

Elle n’en revenait pas et ce mail mystérieux n’était pas sans lui rappeler un certain billet de train qui avait transformé agréablement sa vie en lui apportant la joie de quitter Paris et de vivre en province, au contact de la nature et de travailler avec des gens très sympathiques. Elle essaya de répondre à l’auteur du mail pour en savoir plus mais l’adresse était erronée et l’auteur garda ainsi son anonymat. Elle avait 15 jours pour décider si elle allait se connecter ou non. Bien sûr le risque n’était pas aussi grand que lorsqu’elle avait pris ce fameux train mais elle avait quand même peur de se retrouver face à des images choquantes ou encore de récupérer un virus que son anti-virus ne serait pas capable de parer. Elle eut de longues conversations avec ses amies Katarina, Irène, Lili et Cindy ainsi qu’avec la directrice de son collège, Aimée, qui avec le temps devenait aussi une amie. Ses amies n’en revenaient pas que ce genre d’histoire lui arrive à nouveau. Katarina lui disait qu’elle pouvait le faire sans problème, qu’elle avait un ange gardien « à la hauteur » qui saurait la défendre, Irène lui disait qu’elle ne craignait rien et se moquait d’elle en lui disant qu’elle n’allait pas être aspirée par son écran dans la « 13e dimension » (elle était fan de cette série), Lili craignait que son ordinateur n’attrape un virus (le sien en avait eu un récemment), Cindy pensait qu’elle risquait de se retrouver sur le site d’une secte qui lui enverrait un message auquel elle ne saurait résister mentalement comme : « saute par la fenêtre ! » et en profita pour lui raconter la légende du blog hanté .

 

Quand à Aimée, elle lui conseilla d’y aller lui faisant remarquer que le destin lui avait déjà sourit une première fois de façon mystérieuse, elle lui conseilla seulement de ne pas être seule chez elle, ce soir-là au cas où et lui proposa de venir chez elle lui tenir compagnie. Elle opta donc pour cette solution. Le soir du 13 Septembre arriva enfin mais Aimée était malheureusement retenue ailleurs et ne put venir lui tenir compagnie. C’est donc seule (Daniel était chez un ami) et un peu tremblante qu’elle se connecta à 21 heures.

L’url correspondait à un blog qui s’appelait « Le blog de ma vie » et elle y vit défiler, sans qu’elle fasse quoi que ce soit, des photos de sa vie ainsi que de courtes vidéos : elle se vit bébé dans les bras de sa mère puis de son père, petite fille jouer avec ses frères, se blottir contre  Victor, son aîné de huit ans, les soirs d’orage, apprendre à faire du vélo avec son père, embrasser son premier amoureux Xavier dans une boite de nuit à l’âge de 16 ans, fêter anniversaires et soirées de Noël, son premier baiser avec Philippe, celui qui allait devenir son mari, leur mariage, tenir son fils Daniel dans ses bras quand il était bébé, jouer avec lui ainsi que de nombreux moments passés avec tous ses amis et même de vagues connaissances. Ce qui était étrange c’est que ces photos et vidéos n’étaient pas réelles, elles n’avaient jamais été faites, en tout cas pas par un humain. Elle en était sûre car certaines d’entre elles évoquaient des instants intimes où elle était sûre d’avoir été seule avec quelqu’un d’autre, comme sa première nuit avec Philippe et parce que ces événements qu’on lui faisait revivre, elle ne les revivait pas en étant elle même mais en ressentant ce que l’autre ou les autres avaient ressenti pour elle à ce moment là. C’est pour cela qu’elle ne pouvait plus quitter son écran des yeux et que des larmes de joie coulaient sur ses joues sans qu’elle se soucie ni de les essuyer ni du temps qui passait car elle recevait ainsi de multiples messages d’amour. Oui, toutes ces situations étaient des moments d’amour qu’elle avait connu et on lui donnait la possibilité de ressentir, au plus profond d’elle même tout l’amour que tous ceux qui l’avaient approché avaient eu pour elle, amour-amitié, simple désir ou amour-passion, elle recevait tout en plein cœur et celui-ci se dilatait de bonheur. Puis l’écran s’éteignit tout seul, elle se moucha et alla s’asseoir dans son vieux fauteuil de cuir bordeaux, épuisée mais heureuse, heureuse comme elle ne l’avait jamais été, en pleine conscience de tout l’amour qu’elle avait reçu tout au long de sa vie. Elle qui se croyait incapable d’aimer à nouveau, qui repoussait tous les hommes qui essayaient de l’aimer…Sa béatitude fut interrompue par la sonnerie du téléphone, elle se leva pour décrocher, son cœur était ouvert, elle entendit sa voix, il cherchait ses mots et n’arrivait pas à lui dire ce secret qu’il gardait en lui depuis si longtemps, alors elle prit la parole et lui rendit tout l’amour que d’autres lui avaient donné car son cœur débordait d’amour…
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La légende du blog maudit

Isabela était une droguée, une cyber droguée. Seule depuis plusieurs années, depuis le décès de son mari Yahn, elle s’était jetée à corps perdu dans la blogosphère pour oublier la fin tragique de son grand amour et sa solitude. Son blogue était devenu sa préoccupation principale, elle y écrivait des chroniques sur l’actualité et  la société avec intelligence et humour, réalisant ainsi son rêve d’enfant d’être journaliste. Elle participait à de nombreux concours comme celui du festival de Romans car elle voulait devenir célèbre. Son blogue recevait  5000 visiteurs par mois et elle en espérait davantage. Chacune de ses notes était commentée par une cinquantaine de blogueurs au minimum et elle passait quotidiennement des heures entières à chercher de nouveaux lecteurs, à répondre à ses commentaires et à écrire ses notes. A part son travail de conseillère d’éducation dans un collège qui ne la passionnait guère, le blogue était devenu sa seule et unique activité. Peu à peu elle avait coupé tous les liens qui l’unissaient à ses amis et à sa famille car son succès dans la blogosphère l’obsédait et son ambition la dévorait.

Cette nuit-là, après avoir navigué de blogue en blogue elle se retrouva, aux alentours de minuit, sur un blogue nommé Mystério. Ce blogue ne ressemblait à aucun de ceux qu’elle avait pu lire auparavant et ne comportait qu’une seule note qui racontait « La légende du blogue hanté ». Isabela trouva cette légende séduisante et eut envie d’y laisser un commentaire. Dés que le commentaire fut envoyé elle eut la surprise de constater que toutes les pages qu’elle avait ouvertes se refermaient. Elle ne pu ainsi retourner sur ce blogue qui, étrangement n’apparaissait pas non plus dans l’historique. Comme il était près d’une heure du matin elle décida d’aller se coucher car elle travaillait tôt le lendemain et devait se lever à 6 heures.

Le lendemain soir elle se remis devant son ordinateur vers 20 heures pour une nouvelle soirée dans la blogosphère et eut la surprise de découvrir que sa dernière note n’avait reçu aucun commentaire. Elle écrivit une nouvelle note et rendit visite à ses contacts mais à chaque fois qu’elle voulait laisser un commentaire elle n’y arrivait pas. Elle décida alors de prévenir certains de ses contacts de ce bug mais elle se rendit compte qu’elle n’arrivait pas non plus à envoyer de mail. Ce manège continua ainsi tous les soirs, son compteur était bloqué sur le chiffre de 119 889, non seulement plus personne ne commentait son blogue mais plus personne non plus ne le lisait et puis Isabela avait perdu tous ses contacts, elle ne pouvait plus ni les commenter, ni les joindre par mail. Pourtant sa boîte mail fonctionnait pour tout ce qui concernait ses liens non virtuels, alors elle essaya de joindre son hébergeur Over-blog sans succès mais elle pu contacter sa messagerie Yahoo qui ne lui fut d’aucune aide. Dans sa vie non virtuelle, elle ne connaissait personne à qui parler de son problème car elle ne côtoyait aucune personne ayant un blogue.

Elle cru devenir folle quand elle découvrit, sur les blogues de ses principaux contacts, des notes qui évoquaient sa disparition subite. Les blogueurs pensaient qu’elle avait fermé son blogue à la suite d’une grosse colère ou d’une grosse déprime. Certains étaient tristes de sa disparition et d’autre en colère qu’elle soit partie sans leur laisser un mot. Après 12 jours d’énervement, d’angoisse et de déprime, elle reçu un mail émanent de Mystério lui disant ceci :

« Isabela,

vous avez laissé un commentaire sur le blogue maudit, ce commentaire a libéré notre précédent prisonnier qu était resté 10 mois et 13 jours. Désormais, c’est votre blogue qui est devenu le blogue maudit. Vous devrez attendre que quelqu’un laisse un commentaire sur votre blogue pour être libérée de ce sort. Votre blogue s’appelle désormais Mystério pour ceux qui le lisent et ne comporte qu’une seule note « la légende du blog hanté ». Vous êtes la nouvelle victime de la malédiction de Mystério ».

 

On dit que dans le cyberespace il existe un blogue maudit. Les rumeurs les plus folles circulent à propos de ce blogue, certains pensent qu’il est l’œuvre d’une puissance maléfique qui s’emparerait ainsi des esprits humains pour les faire sombrer dans la démence, d’autres voient en lui la porte de l’au-delà. C’est une histoire que les blogueurs se racontent le soir en chuchotant sur leurs claviers…Beaucoup croient que ce n’est qu’une légende car ils ne l’ont jamais lu mais désormais Isabela  sait qu’il existe vraiment.

 

 





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