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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:02

"Ce serait certainement l’activité la plus réjouissante de la journée pour Félina qui peinait de plus en plus dans la rédaction de son nouveau livre « Les aventures du petit Philou » qui racontait l’histoire d’un petit garçon qui avait peur de tout. Elle avait cru que ce sujet l’inspirerait puisqu’elle se sentait aussi victime de ses peurs mais il n’en était rien et elle ramait pour écrire le conte qu’elle devait livrer à son éditeur dans deux semaines.  Force lui était de constater qu’elle n’était pas très heureuse et que sa vie ne ressemblait pas du tout à ses rêves de jeune fille. Elle n’avait pas peur de tout mais elle n’en était pas loin : guettée par l’agoraphobie et l’anorexie, elle devait en plus affronter un terrible vertige dés qu’elle montait sur un tabouret, ce qui l’empêchait de se pencher à sa fenêtre et de profiter de la magnifique vue sur les toits du quartier Mouffetard. La source de son anxiété était multiple et elle ne pouvait même plus écouter les informations à la télé ni même à la radio car cela déclenchait des crises d’angoisse. Elle se sentait toujours menacée et vérifiait plusieurs fois par jour que sa porte était bien fermée. C’était toutes ces angoisses qui la réveillait la nuit et qui lui provoquaient des insomnies. Elle se sentait davantage en sécurité quand Denis était là et acceptait de sortir avec lui au restaurant ou au cinéma ou pour aller dîner chez des amis mais en faisant le voyage en voiture car elle ne supportait pas les transports en commun. Elle avait peur de se faire agresser et le métro lui donnait la sensation d’étouffer. Elle ne se rappelait pas à partir de quand elle avait ainsi basculé dans cette angoisse démesurée. Au début, il y avait eut une petite peur, puis une autre, les peurs s’étaient ajouté les unes aux autres et elles avaient grandi jusqu’à lui rendre la vie impossible et faire d’elle une prisonnière de son appartement. Mais contrairement au petit Philou elle n’avait pas peur de tout, elle aimait beaucoup ce qui terrorise d’autres personnes : les orages la fascinaient ainsi que les fauves, les araignées ou les serpents. La nuit suivante, Félina se réveilla vers une heure du matin. Sachant qu’il ne servait à rien d’attendre en vain le retour du capricieux sommeil dans son lit, elle se leva pour se faire une tisane. Et c’est en arrivant dans la cuisine qu’elle découvrit la présence d’un visiteur : le fameux chat gris était là, allongé sur sa table. En s’approchant du chat, elle se rendit compte que le chat était blessé et que ses poils étaient maculés de sang à de multiples endroits."

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 04:47

"Félina savait que cette journée ressemblerait aux autres. Elle ne sortirait pas de chez elle car elle sortait de moins en moins et toujours accompagnée de Denis. Quand elle était seule, ce qui lui arrivait souvent, elle trouvait toujours mille et un prétextes pour ne pas sortir car aller dehors toute seule lui procurait angoisse et anxiété. Elle passerait la journée à lire, à écrire et à dessiner car elle était auteur et illustrateur de livres pour enfants. Cela ne lui permettait pas de vivre aisément (elle vivait surtout grâce à un héritage) mais cela l’occupait. Les deux repas que Félina s’obligerait à prendre ne lui prendrait pas beaucoup de temps car elle mangeait peu et de moins en moins. En revanche elle passerait beaucoup de temps à inspecter ses placards, son congélateur et son réfrigérateur avant de choisir ses aliments car la nourriture ne l’enthousiasmait absolument pas et elle ressentait de plus en plus de dégoût pour de plus en plus d’aliments. Il fallait qu’elle se force à ne pas sauter un repas – ce qui la faisait immédiatement maigrir – chose que lui avait formellement interdit son médecin. Elle était déjà anormalement maigre, 50 kilos pour 1m 70. Elle passerait aussi beaucoup de temps à observer les chats. Parmi tous les chats qui traînaient sur les toits faisant face à son immeuble elle en avait remarqué un qu’elle avait surnommé chamailleur car il se battait souvent. Il se comportait comme s’il était le chef du quartier et rappelait à l’ordre brutalement ceux qui semblaient nier sa prééminence. En ce matin de Mai il faisait  très beau et Chamailleur commençait sa journée en lézardant au soleil. Elle prit un carnet et commença à croquer ce fascinant chat gris."

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