Avec Reporters sans frontière.
Non à la répression chinoise au Tibet et ailleurs, non à la disparition et à l'oppression des minorités non chinoises en Chine, non à l'emprisonnement des journalistes et des Chinois qui réclament la liberté en Chine, non à la tyrannie, non à la torture, non au travail-esclavage des usines chinoises de la mondialisation!
Non au gouvernement chinois! Vive le Tibet libre! Non à la domination de l'argent sur l'être humain! Non aux jeux olympiques business!
La Chine reste sans conteste le pays le plus avancé en matière de filtrage d’Internet. Les autorités suivent avec attention les évolutions technologiques pour s’assurer qu’aucune n’ouvre une nouvelle fenêtre de libre expression.
Ainsi, après les sites Internet et les forums de discussion, les autorités se concentrent aujourd’hui sur les blogs et les sites permettant l’échange de vidéos. Le pays compterait aujourd’hui près de 17 millions de blogueurs. Un chiffre énorme, certes, mais très peu d’entre eux osent aborder des sujets sensibles, encore moins critiquer la politique du gouvernement. Tout d’abord parce que les outils de blogs du pays incluent tous des filtres qui bloquent les mots clefs "subversifs". Ensuite parce que les entreprises qui exploitent ces services, qu’elles soient locales ou étrangères, sont mises sous pression par les autorités, qui leur imposent de contrôler les contenus qu’elles hébergent. Des armées de modérateurs travaillent donc, au sein de ces sociétés, pour assainir les contenus produits par les blogueurs. Enfin, dans un pays où
52 personnes sont en prison pour s’être exprimées trop librement sur Internet, l’autocensure fonctionne à plein régime. Il y a encore cinq ans, beaucoup pensaient qu’Internet, média libre prétendument incontrôlable, allait révolutionner la société chinoise et son système politique. Aujourd’hui, alors que ce pays dispose d’une influence géopolitique croissante, la question semble s’être inversée : c’est peut-être le modèle chinois d’Internet, basé sur la censure et la surveillance, qui pourrait un jour s’imposer au reste du monde.
Pour signer la pétition de soutien au Tibet :
http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/ Après presque 50 ans de règne chinois, les tibétains lancent un appel mondial pour le changement. Le régime chinois est en ce moment même en train de faire un choix crucial entre une répression encore plus dure et le dialogue. Le Président Hu Jintao a besoin d'entendre que le "Made in China" et les Jeux Olympiques de Pékin n'auront le soutien des peuples du monde que s'il choisit le dialogue. Mais il faudra une avalanche de pouvoir populaire mondial pour obtenir son attention.