Depuis son départ de la Tour Eiffel à 12H35, le parcours de la flamme a été extrêmement chaotique, compte tenu des nombreuses manifestations pro-tibétaines, et cela en dépit du déploiement d'un dispositif de protection extrêmement important.
A tel point que son itinéraire a été modifié, selon la préfecture de police de Paris, par les organisateurs et notamment l'ambassade de Chine en France, aux abords de l'Hôtel de Ville où les cérémonies prévues y ont été annulées.
Le cortège ne s'est pas arrêté à l'Hôtel de Ville. Au lieu de passer par l'île de la Cité, le convoi est allé directement sur le quai des Grands Augustins vers l'Assemblée nationale. Un relayeur se préparait quai Voltaire, un peu avant le musée d'Orsay.
Mais peu avant 17h00, après son passage devant l'Assemblée nationale, la flamme a été remise à l'abri dans un bus pour se rendre directement au stade Charléty, terme de son parcours.
Huit personnes, dont la vice-présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, Mireille Ferri (Verts), qui transportait un extincteur, ont été interpellées par la police au cours de multiples incidents qui ont débuté avant même le départ de la flamme depuis la Tour Eiffel. Trois militants de Reporters sans frontières (RSF), qui avaient déployé un drapeau noir sur lequel des menottes figurent des anneaux olympiques sous la Tour Eiffel, font partie des personnes arrêtées.
Une demi-douzaine de personnes ont tenté d'éteindre la flamme olympique sur le parcours avant d'être écartées par les forces de l'ordre.
De nombreux drapeaux tibétains ont été brandis et des banderoles noires sur lesquels des menottes figurent les anneaux olympiques ont été déployées par des militants de RSF au premier étage de la tour Eiffel, sur les Champs-Elysées et à l'intérieur de la mairie de Paris.
Tout au long du parcours que devait emprunter la flamme, des hommes et des femmes ont tenté de s'allonger sur la chaussée, avant d'être délogés par la police avant l'arrivée du cortège.
Peu avant le départ, des porteurs de drapeaux tibétains, qui manifestaient près de la Tour Eiffel ont été priés par la police de partir ou de ranger leurs drapeaux. En revanche, les drapeaux français et chinois ont été autorisés.
Quai Branly, un policier a arraché un fanion de Reporters sans frontières des mains d'une Vietnamienne.
En Chine, le journal télévisé du soir de la télévision centrale chinoise, le plus regardé dans le pays, a seulement évoqué lundi le départ de la flamme olympique à Paris, sans parler des incidents.
Le Comité d'organisation des jeux Olympiques de Pékin (Bocog) a "fermement" condamné lundi les incidents qui ont émaillé dimanche le passage de la flamme olympique à Londres, accusant les "séparatistes tibétains".
Un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d'un chef d'Etat, avait été mis en place à Paris avec pas moins de 3.000 policiers, sur terre, dans les airs et même sur la Seine.
Une "bulle étanche" d'environ 200 mètres de long avait été constituée autour du porteur de l'emblème des JO, composée de 65 motards, 100 policiers en rollers et autant de pompiers de Paris joggeurs.
1.600 policiers devaient être répartis sur le trajet pour parer à toute éventualité.
La torche devait être portée par 80 relayeurs sur les 28 km du parcours.
La flamme olympique doit quitter la France lundi soir à destination de San Francisco (Etats-Unis), où d'importantes mesures de sécurité seront déployée
Après la pétition sur le Tibet :
Lundi
des milliers de personnes dans 84 villes du monde ont défilé pour la justice au Tibet et livré
la pétition d'Avaaz, forte de 1,5 million de signatures, aux ambassades et consulats chinois de la planète.(Cliquez ci-dessous pour voir les photos). L'équipe d'Avaaz a pris contact avec des diplomates chinois à New York et à Londres délivrant notre pétition et préconisant une liste d'actions à prendre. De plus, un nombre grandissant de leaders mondiaux s'est joint notre appel.
La Chine adopte une position ambigüe en indiquant une ouverture au dialogue avec le Dalaï-lama, tandis qu'en même temps elle met la pression sur d'autres gouvernements pour qu'ils continuent à soutenir sa politique intérieure. Chaque jour, plus de chefs d'état prennent position sur le sujet. C'est le moment pour nous de redoubler d'efforts !
Cliquez ci-dessous pour envoyer un message personnel au dirigeant de votre pays; il est urgent de soutenir la politique de dialogue avec le Dalai-Lama. Cliquez sur le lien ci-dessous pour visionner les photos de la journée d'action de lundi :
http://www.avaaz.org/fr/tibet_report_back/21.php?cl=71625762 Ensemble,
nous avons bâti un mouvement de pression mondial sans précédent. La pétition d'Avaaz a amassé un nombre de signatures record en un minimum de temps :
100,000 signatures par jour depuis sa mise en ligne le 18 mars, soit une moyenne de 4,000 par heure nuit et jour.
Les hommes politiques commencent à prendre conscience qu'il y a du pouvoir dans ce nombre de signataire. Nous devons leur montrer qu'ils ont plus à gagner en écoutant leurs propres populations et les demandes d'aide venant du Tibet, qu'en donnant à la Chine un blanc-seing pour les Jeux Olympiques.
Nous sommes privilégiés de vivre à une époque où, quelque soit notre lieu d'habitation, nous pouvons nous organiser pour venir en aider à d'autres personnes vivant autre part dans le monde, et ceci quasiment instantanément. Si nous avons le pouvoir d'améliorer les choses, nous avons aussi la responsabilité d'agir. Merci pour tout ce que vous avez fait pour le Tibet, et pour faire de notre monde un monde plus humain.
Avec espoir,
Ben, Ricken, Graziela, Galit, Paul, Iain, Pascal, et toute l'équipe d'Avaaz
P.S Plus vous serez nombreux à signer cette pétition, plus notre appel au changement sera puissant.
Nous espérons atteindre les 2 millions de signatures avant de les faire parvenir à nouveau au gouvernement chinois. Si vous ne l'avez pas déjà fait, passez le lien ci-dessous à vos amis et à votre famille et demandez leur de signer d'urgence cette pétition pour le Tibet.
http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/97.php -----
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